Le 22 et le 29 janvier, la belle alliance populaire (le PS et des partis étiquetés à gauche) élit son candidat à la présidentielle. On vous explique tout.

A quoi sert cette primaire ?

En théorie, la primaire détermine le candidat unique de la gauche et des écologistes à la présidentielle de 2017. En pratique, ce n’est pas évident.

Sans compter le vainqueur de la primaire, il y a déjà trois candidats à gauche : Jean-Luc Mélenchon, pour la France Insoumise, Yannick Jadot pour Europe Ecologie Les Verts, et Emmanuel Macron avec son mouvement En Marche.

Au départ, la primaire devait permettre à François Hollande de réunir son camp autour de lui, son mandat ayant divisé le parti socialiste entre les “frondeurs” (ceux qui dénoncent la politique d’Hollande) et les partisans de la politique menée par le gouvernement. Comme il ne se présente pas, le parti est encore plus divisé.
Il y a les supporters de Macron, ceux qui pensent qu’Hollande aurait dû se présenter, les soutiens de chaque candidat à la primaire, et les électrons libres comme Anne Hidalgo ou Martine Aubry, souvent des poids lourds du parti.

Du coup, la primaire ressemble un peu à un combat pour décider du futur leader du parti.

 

Qui sont 7 les candidats ?

Il y a sept candidats, six hommes mais une seule femme (bravo la parité).

Les trois favoris sont :

  • Manuel Valls
  • Arnaud Montebourg
  • Benoit Hamon

Les ousiders sont :

  • Sylvia Pinel
  • Vincent Peillon
  • François de Rugy
  • Jean-Luc Bennahmias

 

Qui va gagner la primaire ?

C’est difficile à savoir. Les sondages sont impossibles dans le cas de la primaire, car il est très compliqué de prévoir le nombre de votants et leur profil. Et donc encore plus dur de prévoir ce que les électeurs voteront.

Le nombre de bureaux de vote peut influencer le nombre de votants et les résultats. Plus il y a de bureaux de vote, plus il est -en théorie- simple de voter. Cette année, le PS a annoncé 7 530 bureaux de vote, c’est 2 000 de moins que lors de la primaire de 2011 et 4 000 de moins que pour la primaire de la droite, en novembre dernier.

Avant le premier débat, Manuel Valls est le candidat le plus recherché sur Google, suivi par Benoit Hamon et Arnaud Montebourg. Lors de l’élection américaine, et à la primaire de la droite, le candidat le plus recherché sur Google a remporté l’élection.